Pour les praticiens qui veulent savoir ce qu’ils orientent

Les exercices lombaires de Malodo : comment ils sont dosés.

Cinq familles d'exercices, une dose de départ par niveau, une progression écrite semaine par semaine. Voici ce que reçoit un patient que vous orientez, avant que vous ne l'orientiez.

Programmes de 4, 8 ou 12 semainesGratuit pour le praticien et le patientComplément du suivi, jamais substitut
Le principe

Cinq profils de mouvement, cinq niveaux, trois durées

Le programme ne se choisit pas d'après une affection supposée mais d'après ce qui met la personne à l'aise. Aucun profil ne nomme une structure du corps.

  • Programme équilibréAlterne mobilité, gainage et endurance. C’est le programme par défaut quand rien d’autre ne se dégage.
  • À l’aise en vous redressantMouvements de redressement et gainage, alternance des positions assises avec des temps debout.
  • À l’aise en vous enroulantMouvements vers l’avant et renforcement doux, marche reconstruite par étapes.
  • À l’aise en changeant de positionMobilité et souplesse, pour que les positions tenues longtemps deviennent plus confortables.
  • Besoin de dérouillerRoutine courte et régulière, surtout le matin, d’intensité progressive.

Chaque profil existe en trois durées (4, 8 et 12 semaines) et en cinq niveaux d'activité. La sélection des exercices de chaque parcours a été faite à la main ; la dose, elle, est calculée par le barème décrit ci-dessous.

Les doses

Cinq familles d'exercices, chacune avec son unité

L'unité découle de la nature du mouvement, déclarée une fois par exercice : un maintien se compte en secondes, un mouvement en répétitions. Un nombre sans unité ne dit rien à un patient.

FamilleUnitéDépart (niveau faible)ProgressionPlafondRepos
IsométrieGainages courtssecondes3 × 10 s+2 s par semaine, puis variante plus difficile3 × 22 s45 s
RenforcementMouvements chargés par le poids du corpsrépétitions2 × 8+1 répétition par semaine, puis une série, puis variante3 × 1260 s
MobilitéMobilisations du bassin et du rachisrépétitions1 × 8+1 répétition par semaine, puis une série2 × 1230 s
ÉtirementPostures tenuessecondes2 × 30 sune série de plus en semaine 53 × 30 s15 s
RespirationRespiration guidéesecondes1 × 180 saucunesans objet0 s

Le repos n'est pas une constante : un étirement tenu 30 s ne demande pas 60 s de récupération. La mobilité plafonne à 2 × 12 et y reste, parce que sa progression passe par l'amplitude et le contrôle du mouvement, que ni un chiffre ni une série ne mesurent.

La progression

Quatre règles, pas une rampe linéaire

  1. Le volume progresse, pas la durée d’une série

    Un gainage lombaire se travaille en séries courtes répétées : c’est le temps sous tension cumulé qui compte, pas le record sur une série. Le barème fait monter séries × valeur.

  2. Au plafond, on change de mouvement, pas de chiffre

    Un gainage sur genoux tenu 3 × 22 s ne devient pas 3 × 24 s : il devient un gainage plus complet à 3 × 12 s. Sans variante disponible, la dose plafonne au lieu de retomber.

  3. Une semaine allégée tous les quatre

    Environ un tiers de volume en moins, sans jamais finir un programme sur un creux : la dernière semaine n’est jamais allégée, et les programmes de 4 semaines n’en ont aucune.

  4. Les familles invariantes ne s’allègent pas

    Il n’y a pas d’effort à alléger dans une respiration ou un étirement tenu.

Un programme de 8 semaines, niveau modéré

Séries × valeur (secondes ou répétitions selon la famille). ↓ marque la semaine allégée, ᵛ le passage à une variante plus difficile quand elle existe.

FamilleS1S2S3S4S5S6S7S8
Isométrie3×123×143×162×16 ↓3×183×203×223×12 ᵛ
Renforcement2×92×102×112×8 ↓2×123×103×113×12
Mobilité1×91×101×111×8 ↓1×122×82×92×10
Étirement2×302×302×302×303×303×303×303×30

En semaine 8, l'isométrie repart de 3 × 12 s sur une variante plus difficile : le chiffre baisse parce que le mouvement change. Quand aucune variante n'existe, la dose plafonne à 3 × 22 s au lieu de retomber.

Les cinq niveaux d'activité

NiveauDose de départCadence
Très limitéun palier sous la référenceun incrément toutes les 2 semaines
Faibleréférenceun incrément par semaine
Modéréun palier au-dessusun incrément par semaine
Actifdeux paliers au-dessusun incrément par semaine
Très actifquatre paliers au-dessusun incrément par semaine

Sur un programme de 4 semaines, tous les niveaux progressent chaque semaine : une cadence ralentie y produirait un programme plat, sur le profil qui a le plus besoin de voir quelque chose bouger. Le niveau « actif » ne part volontairement que deux paliers au-dessus : l'auto-évaluation de l'activité surestime ce qu'un rachis lombaire tolère.

L'orientation

Deux façons de proposer un programme à un patient

Le lien du cabinet

Un lien propre à votre cabinet, à placer dans les consignes de rendez-vous. Le patient s'inscrit lui-même, passe l'évaluation et garde son rendez-vous. Aucune donnée de patient ne vous quitte pour Malodo par ce lien.

L'envoi nominatif

Vous choisissez vous-même le profil, le niveau d'activité et la durée, puis l'envoyez à un patient nommé, avec son accord. À réserver aux patients que vous avez déjà examinés.

Le détail du fonctionnement, de l'espace prescripteur et des textes prêts à coller est sur l'espace professionnel. Pour comparer cette approche à d'autres outils de rééducation à distance : les approches comparées.

Questions fréquentes

Ce qu'un praticien demande avant d'orienter

Les programmes remplacent-ils les séances de rééducation ?

Non. Malodo est une plateforme de bien-être : elle complète la prise en charge et ne la remplace jamais. Le praticien garde la main sur le bilan, la décision et la prise en charge. Le programme occupe le temps entre deux rendez-vous, ou l'attente avant le premier.

Qui compose le programme ?

Le programme est choisi parmi les parcours existants à partir de ce que le patient déclare à l'évaluation (positions qui le mettent à l'aise, niveau d'activité, durée). Le praticien qui préfère choisir lui-même le profil, le niveau d'activité et la durée peut envoyer un programme à un patient nommé depuis son espace, avec l'accord de celui-ci.

Que fait-on des patients qui présentent des signes d’alerte ?

L'évaluation ne propose pas de programme à une personne qui déclare des signes d'alerte (troubles urinaires ou anaux, perte de force, fièvre, amaigrissement, antécédent de cancer, par exemple) ni à un mineur : elle l'oriente vers un avis médical. Une opération récente est aussi un motif d'orientation plutôt que de programme.

Le patient peut-il me montrer ce qu’il a fait ?

La progression d'un patient n'est visible de son praticien que si le patient l'a autorisé à la fin de l'évaluation, en nommant le cabinet. Refuser ne change ni son programme ni son accès.

Malodo est une plateforme de bien-être, complémentaire et jamais substitutive d'une prise en charge médicale ou paramédicale. Les doses décrites ici sont celles du barème de progression en vigueur ; elles ne tiennent pas lieu de prescription individuelle.